samedi 13 mars 2010

Ma journée de la f(l)emme

Je suis assise dans le canapé et mes narines sont agréablement titillées par le parfum délicieux des magnifiques 40 roses rouges qui on trouvé refuge dans un vase miraculeusement à la bonne taille.

Hier, c'était le 12 mars. Hier, j'ai eu 40 ans.

Et je l'ai fêté dignement toute la journée.

En auto-décrétant cette journée, "journée où je ne fais RIEN et puis d'abord je ne PEUX PAS faire autrement".
Enfin, pas rien rien.
Je me suis lavée, habillée, maquillée, j'ai fait la vaisselle aussi (je vous ai dit que le lave vaisselle est cassé ?), les repas, je suis allée à l'école deux fois chercher les enfants. Et j'ai parlé. Beaucoup. Et soufflé deux fois mes bougies.
Quand même.

Mais sinon, entre temps, je n'ai pas fait de lessives, ni appelé d'électricien, ni la CAF, ni allumé mon ordi (enfin, pas avant 18 heures), ni rangé ma chambre. Ni plié le linge. Ni fait de gym (ah ah).
Je n'ai quitté le canapé que pour prendre du Crunch (parce qu'il fallait bien du Crunch pour lire le spécial Maigrir de Elle). Et pour ouvrir au fleuriste qui me livrait une orchidée (là, je veux bien faire un effort).

J'ai même réussi à dormir 1 heure.
Entre temps, j'ai lu des magazines de déco. Rêvassé en regardant le plafond. Lu mes mails sur mon téléphone. Surfé sur des sites américains qui racontent des histoires de naissance at home soi disant merveilleuses, mais en vrai gores et terrifiantes. Papoté au téléphone avec des copines et avec Jean coincé dans les embouteillages. Reçu 40 magnifiques roses rouges qui ont trouvé refuge dans un vase miraculeusement à la bonne taille.
Et dîné au restaurant tous les 5 "dans un quartier de riches" (sic).
Et reçu au dessert, des mains de mes enfants (très contents d'eux- à juste titre), et sous les yeux du couple voisin qui semblait s'ennuyer un peu, un t-shirt super joli qui va très bien à Jeanne en attendant que je retrouve ma taille.

C'est ce que j'appelle une bonne manière de mettre le pied dans une nouvelle dizaine. Tellement bonne que je continue aujourd'hui. Pour marquer le coup.
Allez hop : canapé, magazines et plaid.

PS : illustration de Soledad sur le blog des paresseuses

vendredi 12 mars 2010

la deuxième vie du sweat à capuche





En Anglais, sweat à capuche se dit "hoodie"
En adolescent, ça se dit "indispensable à toute garde robe, si possible en provenance de chez American Apparel, voire de chez Abercrombie et Fitch. Comment ça t'en n'as pas, tu crains grââââve".

Le site Conceptual devices nous apprend qu'un sweat à capuche peut être BEAUCOUP plus que ça (rendant les 40 euros en moyenne d'investissement à l'achat très abordable. Attention, vos adolescents vont se ruer sur cet argument fallacieux pour vous en réclamer 5 de plus).

- un porte bébé
- un sac d'ordinateur
- un oreiller
- un sac à dos
- un sac à l'épaule

Envie d'essayer ? Tous les tutoriaux sont ici.
En voici un exemple.




(vous me direz si ça marche. Moi, j'aimerais bien mais Jeanne et Adèle dorment avec les leurs....)

PS : le crédit de cette news revient en partie à Cup of Jo et aussi à The Daily What. Comme quoi les posts rebondissent de site en site, c'est ce qu'on appelle le Buzz je crois ?

jeudi 11 mars 2010

Star Wars pour les filles

- Je te l'avais bien dit qu'on se faisait avoir Z
- Ca va, ça, n'enfonce pas le tournevis dans le casque s'il te plait. Je sais, c'est de ma faute, tu vas pas me le répéter toute la journée
- Si. Avoue qu'on a l'air crétins, là.
- Arrête je pouvais pas savoir ce que Darth voulait quand il a dit "je vais pas me laisser bouffer de la laine sur le dos"
- N'empêche que t'as pouffé.
- J'ai pas pouffé
- Si, t'as pouffé
- Toi aussi, t'as pouffé, sinon t'aurais pas été puni avec moi.
- Tu parles. Allez, de toutes façons, tais-toi et tricote. Avec un peu de chance, les copains vont pas nous voir.
-...
- QUOI ENCORE ?
- Trop tard....



Crédit photo : little alouette

Spéciale dédicace pour Charlotte


Ma grande copine Charlotte adore les chaussures.
Ce matin je lui ai trouvé des petits souliers tout simples chez Jil Sander.


PS : Plus de must have hautement désirables (selon le NY Times) ici. Mon chéri, inutile de perdre de temps avec ce lien, je ne suis pas le NY Times.

mercredi 10 mars 2010

Sémantique et tocs

Telle que vous ne me voyez pas, je m'apprête à plonger dans un océan de bouquins de déco qu'Emmanuelle est venu nous déposer ce matin.
Non pas que j'ai décidé de changer d'orientation professionnelle.
Quoi que, ça doit être sympa de "travailler dans la déco". Comme Sarah Lavoine et Sophie Séguéla. Ca pose dans les dîners, non ? Je suis "dans la déco".
Je me moque, mais en vrai, je me suis rendue compte que je suis une vraie bille en déco. Et que dans l'histoire, c'est Sarah et Sophie qui peuvent ricaner.

L'autre jour j'ai essayé de décrire à un architecte tout ce que j'aime dans ma maison et tout ce qui est important pour moi. Je lui ai parlé de "cocon", de "nid", de "chaleur";, de "lumière" et de "d'espace en plus sans tuer l'ambiance Hansel et Gretel de notre maison couverte de vigne vierge l'été et qui ressemble à un pain d 'épices en hiver".

Limpide pour moi.

Beaucoup moins limpide pour mon interlocuteur, qui m'a rétorqué "c'est très différent de ce que m' a montré votre mari. Il m'a parlé de bois et de verre, d'une ambiance contemporaine"

Trouble qui ne s'est pas arrangé quand je lui ai répondu "Mais oui, exactement, je trouve ça super, ce que vous a dit mon mari (ma démo, mon mari, mon héros)"

Très vite, j'ai eu l'impression de me retrouver devant ma couturière de robe de mariée. Ou devant ce coiffeur avant qu'il ne saisisse ses ciseaux.
La première a repris, à la main, les manches de ma robe en une nuit, 48 heures avant que je parte.
Le deuxième n'a jamais su que je m'étais mis la tête sous la douche dès que je suis sortie de son salon (et pleuré deux semaines en ayant envie de tuer tous ceux qui me disaient "c'est pas grave, ça repousse").

Je me rends bien compte que traduire en Français des sensations, des impressions, des images et des odeurs, des couleurs, c'est pas easy easy.

D'où les magazines.
Pour faire comme chez le coiffeur.
Arriver avec des exemples concrets.

Qu'il traduira comme il veut. Ok pour "végétal" à la place de "bucolique". Et "qui ne déséquilibre pas les volumes d'origine" à la place "d'Hansel et Gretel"

Une journée de boulot comme les autres...

... Pour Vanessa.
Le bonheur c'est parfois simple comme un making of.





mardi 9 mars 2010

Le vivre ensemble


Ce matin, j'avais rendez-vous dans Paris à 9 heures 30.
Je vous passe les détails sur les raisons oiseuses qui m'ont fait prendre un rendez-vous dans Paris à 9 heures 30 ALORS QUE JE SUIS LIBRE TOUS LES JOURS JUSQU'A 16 HEURES 15.
L'envie sans doute de me lever avant 7 heures, de prendre ma douche et de m'habiller avant 7 heures 15, de me maquiller, de déjeuner, de coiffer Adèle et de me changer parce que finalement je n'aime pas du tout cette robe. Ni ce pull.
Avant de passer une heure quarante dans la voiture à zapper sur la radio d'une station à l'autre et à chercher les petites rues sans bouchon qui débouchent immanquablement sur une autre petite route - totalement bouchée.
Et de vivre 15 dernières minutes de solitude intense lorsque j'ai dû trouver une place pour me garer, faire un créneau, aller chercher un ticket à l'horodateur, revenir dans la voiture, mettre mon manteau, fermer la voiture. Le tout avec un ventre qui fait des bonds et une super envie de faire pipi. A 8 mois 1/2, ça s'appelle une tour de force. Si.

Cette (toute petite) introduction contextuelle faite, je voulais revenir sur une émission de France Inter que j'ai attrapée au vol en sortant de mon rendez-vous, alors que je roulais tranquillou dans les rues enfin vides du milieu de matinée.
Emission de Isabelle Giordano sur la précarité / le pouvoir d'achat avec notamment Florence Aubenas en grand témoin, suite à son immersion dans le monde des "travailleurs précaires". Et un journaliste d'"Alternatives Economiques" et des intervenants super équipés du cerveau, genre sociologues.
J'avoue, je n'ai pas bien écouté (je cherchais une place pour me garer, j'avais encore envie de faire pipi, il faisait chaud et je me demandais avec qui j'allais déjeuner).
J'ai juste remarqué qu'un mot revenait souvent.
Exemple : "il faut garder la notion du VIVRE ENSEMBLE", ou bien "mais qu'en est-il vraiment de la pérennité du VIVRE ENSEMBLE dans une société où les inégalités se creusent ?"
Le "VIVRE ENSEMBLE".

C'est moche en plus comme locution.

PS : crédit photo Audrey Hepburn Complex. (qu'est-ce que ça peut être le complexe de Audrey Hepburn ? Vous savez vous ?)


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