mercredi 5 décembre 2012

Petit petit petit



Pocket Monkey


En Français, On aime bien ajouter du petit partout

Un petit boulot
Une petite jeune fille
Un petit retard
Un petit break
Une petit bébé
Un petit café
Un petit dessert
Un petit dîner



Pfft, vous n'en avez pas un petit peu marre, vous ?


mardi 4 décembre 2012

Les nuits de pleine lune




Parfois le soir, quand je rentre du travail, une fois passé le portail, déjà rentrée mais pas encore tout à fait démasquée, j'aime rester une minute ou deux, plantée dans le gravier de l'allée, regarder de loin la maison qui respire et qui vit.

Je vois une ombre passer derrière la vitre, j'entends des éclats de voix assourdis.
Je sens par avance  la chaleur du foyer que je vais retrouver
J'imagine les cris des enfants quand je vais passer la porte, Marguerite qui va essayer de me chiper un bout de pain, les grandes qui montent à tour de rôle et me racontent leur journée, et puis le ronron de la machine ou les notes de la radio en bas.

Comme j'aime ça, ce sas où je laisse le froid, la lumière crûe du train et la fatigue des visages.
Le pain encore chaud dans mes mains.








lundi 3 décembre 2012

Souris, baby c'est lundi


The Selvedge Yard

Allez, allez essayez de faire la tronche.
Vous n'y arrivez pas, c'est normal c'est l'effet Steve.


Pas rassasiés ?
Allez un peu de rab.
Mais c'est bien parce qu'il pleut.








PS : photos par Richard Avedon. 1965.

dimanche 2 décembre 2012

Les ondines de la planche à voile




(à force de regarder tout le temps dans le rétroviseur avec des lunettes roses, on oublie un peu vite l'ambiance qui régnait autour des vestiaires filles de sports de glisse dans les années 80. 30 ans plus tard, on imagine mal de telles accroches de magazines et de reportages télé, qui semblaient passer très au dessus des performances sportives des femmes, loin d'être des potiches)

Introduction du clip culte de Jenna qui planche seins nus (mais avec un harnais - quand même)

"Dans tous les sports, les femmes apportent grâce et beauté, mais c'est la planche à voile qui les met le plus en valeur, et pour notre plaisir, les courbes harmonieuses de leurs corps jouent dans le vent et les vagues"







jeudi 29 novembre 2012

L'enfant derrière le paquet de céréales



TOUS les enfants du monde se planquent derrière leur paquet de céréales le matin

A se demander s'ils mangent ces substituts de croquettes seulement pour pouvoir dresser cette barrière devant eux. A moins que ce ne soit l'ultime preuve de leur proximité avec le mode de vie de leurs zamis à quatre pattes : manger, dormir, se promener, jouer.

Ou alors parce que c'est le moyen de déplacer l'espace personnel de leur lit trop tôt quitté sur la table familiale, de prolonger la douceur du cocon de la couette, de rester dans leur bulle ultra-personnelle, confidentielle.
S'isoler de la radio qui parle trop fort, de la lumière trop vive, des frères et soeurs aussi patauds qu'eux à force de ne pas réussir à sortir du sommeil.
Loin des parents, aussi, pas fort réveillés non plus mais qui tentent d'établir le dialogue et d'imposer des règles de bien-vivre. Comme si les règles de bienséance pouvaient s'appliquer avant 8 heures de matin alors que même Louis XIV, lui, ne se levait pas avant le soleil (qu'il était, certes, mais c'est une autre histoire).

Parce que la conversation est impossible si tôt le matin, les connexions pas encore toutes faites, la moitié des neurones encore dans les rêves et l'autre moitié mobilisée à tenir la cuillère d'une main et la tête d'une autre, pour actionner l'ouverture de la mâchoire, enfourner la cuillère et mâcher sa bouillie.

Alors le mur du paquet donne un semblant d'intimité, un semblant de contenance parce qu'ils font semblant de lire les informations écrites au dos alors qu'en fait leur tête est encore en train de dégommer des indiens dans le Far West (ou de dévaliser H&M ou de tirer la langue au prof de maths).






mercredi 28 novembre 2012

Il est fort, Victor



Demain, dès l'aube...

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.





(j'ai longtemps trouvé les poésies gnangnan. Jusqu'à ce que je réalise au hasard des jours sans soleils ou des éclipses autour de moi, que parfois seule la poésie réussit à calmer l'âme. J'avais appris ce poème de Hugo au Collège, et alors, mon coeur trop frais n'avait pas saisi l'infinie beauté, l'insondable tristesse de ces vers. Jusqu'à ce soir où la magie des requêtes Google - si si - m'a pris la main jusqu'à ces lignes - pile le jour où mes pensées et mes prières vont vers celles et ceux autour de moi qui ont le coeur en miettes.)



mardi 27 novembre 2012

Sorry Steve

Made Luminati via Middle Child Complex

Daniel (Craig) et Bérénice (Marlohe). Sans doute quelque part en Asie pour le tournage de Skyfall.
La patate, le soleil et le sex appeal.



Il n'en faut pas plus pour laisser de côté pour une fois mon sex symbole préféré Steve et ses sweet 60's et sauter à pieds joints dans le XXIème siècle.
Il était temps me direz-vous.


(vous remarquerez la dimension pneumatique des courbes des personnages et le mouvement du vent dans les cheveux, les expressions des visages et les plis des vêtements. On dirait que la photo est en 3D)



PS2 : j'aimerais bien savoir qui a pris cette photo et dans quelles circonstances.

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