jeudi 16 juillet 2009

Ciné Club


Ce soir, pas de BlaBlaBlog, je regarde Fame.
La faute à Géraldine de Café Mode qui m'a redonné envie de le voir.
C'est malin, maintenant, j'ai envie de danser dans la rue en guêtres fluos et justaucorps...
Mais pourquoi ont-ils rebaptisé Leroy en Larry dans la VF ?

14 juillet

Jolie photo de Rusty. Y savent y faire ces américains quand même !

Hungry Heart


J'aime Bruce.

Bruce est à Carhaix ce soir.

Dans ma ville natale.

Ca nous fait un point commun.

J'aimerais y être ce soir. Avec Bruce, mes frères, mes jolies-sœurs et mes neveux.

A sauter dans la boue et s'époumoner en sweat polaire. Dans un champ. Au milieu de nulle part. Où je suis née.


Got a wife and kids in baltimore jack
I went out for a ride and I never went back
Like a river that dont know where its flowing
I took a wrong turn and I just kept going

Everybodys got a hungry heart
Everybodys got a hungry heart
Lay down your money and you play your part
Everybodys got a hungry heart

I met her in a
kingstown bar
We fell in love I knew it had to end
We took what we had and we ripped it apart
Now here I am down in
kingstown again

Everybodys got a hungry heart...

Everybody needs a place to rest
Everybody wants to have a home
Dont make no difference what nobody says
Aint nobody like to be alone

Everybodys got a hungry heart...

Crédit : site des Vieilles Charrues

mercredi 15 juillet 2009

Bureau


Chez nous les bureaux sont anonymes. Biscornus mais anonymes. Il m'a fallu quelques jours quand je suis arrivée pour saisir le système de demi étages qui relient les deux bâtiments. Encore aujourd'hui, j'hésite toujours quand je dois aller à la compta. C'est deux et demi ou un et demi ?

Mais cette bizarrerie architecturale plutôt cinématographique mise à part, nos bureaux sont tout ce qu'il y a de plus interchangeables. Moins anonymes qu'une tour à la défense ou à Clichy. Mais quand même très très loin d'un bureau d'archi ou d'une rédaction bourdonnante.

Moquette mouchetée bien rase étoilée de quelques rares taches de café, lino dans l'escalier. Murs blancs. PC tous identiques, chaises à roulette, halogènes et bureaux noirs ou marrons. La boite a connu plusieurs vies alors le mobilier aussi. Mais on essaie de garder une certaine harmonie dans chaque bureau fermé par une porte pleine.
Chez moi, on a récupéré deux immenses bureaux façon bois massif assortis que Derrick aurait sûrement jugés un peu clinquants. Massifs mais solides. Et immenses.

Par temps de canicule, les toilettes sont la pièce la plus agréable de l'étage.
Au milieu on a une grande table où on déjeune souvent.
Quand quelqu'un ferme sa porte, on s'inquiète.

Dans mon dos, un panneau que je ne regarde jamais. C'est mon monde. Dont profite surtout ma voisine. Pas de dessins des enfants ni de plannings ni de liste de numéros de téléphone, j'ai punaisé ce qui me tombait sous la main : un dessin de Soledad, une photo de Philippe Manoeuvre qui dit "le rockeur ne prend pas de pincettes", un sac Monop, un horoscope extraordinaire dont j'attends toujours la réalisation... Et les trois fondements du système qualité. Et mon diplôme de formation incendie. Johnny, tu peux venir allumer le feu, je suis là. Avec mon extincteur.
Un pêle mêle bien rangé comme j'en sème partout - à la maison aussi. Même dans mon téléphone. Accumulations de traces de vie. De notes. D'idées sans queue ni tête.

Et sur le bureau, un nounours de Mécénat. Et des feutres de toutes les couleurs. Et des piles de papier brouillon, et des dossiers à peu près à jour. Et des tatouages de Malabar, un Elle retourné, et mon agenda. Et mon iPhone.
Je sédimente, j'accumule et puis un jour, je vide tout.
Dehors, la fanfare.

Il y a des gens qui n'investissent pas leurs bureaux. Qui ont une vie qu'ils n'étalent pas entre 9 heures et 19 heures. Une photo des enfants à droite, des bic crystal non mangés au bout, une agrafeuse qui marche. Ou bien une montagne de papiers et des photos de voyages lointains en noir et blancs au mur. Insoupçonnables.

Moi, je peux pas. C'est comme partout, je déborde, je recouvre et je range en piles que je contemple avec une immense satisfaction avant de tout changer.
Je suis comme les mannequins toujours à l'hôtel qui voyagent avec leur bougie parfumée et leurs draps pour se sentir chez eux. Je suis comme elles : une globe trotteuse perpétuellement homesick.

Et vous, il est comment votre bureau ?

mardi 14 juillet 2009

Bastille Day


Sur Twitter aujourd'hui, plein de messages en Anglais pour souhaiter Happy Bastille Day.

Ce matin, on a regardé le défilé pour essayer d'apercevoir Nicolas. Grand, blond, 26 ans - lieutenant de Police et des yeux rieurs. Dommage on voyait surtout l'autre Nicolas.
Pendant la Marseillaise, on a fait comme toujours. Rien de particulier.

Hier soir, les fans de Johnny (t-shirt, jeans, santiag et 50 bonnes années au compteur) étaient avec leur sac de couchage sur le Champ de Mars, à prendre en photo les essais d'éclairage au pied de la Tour Eiffel. Pour être sûrs d'être au premières loges. Pas rater 2 minutes de la rencontre avec The One.
Une fourrière enlevait une voiture immatriculée "Corps Diplomatique" à 22 heures 30
Une grappe d'américains traversait l'avenue de Suffren à vélo en commentant à haute voix l'exotisme du 7ème arrondissement.
Un monsieur fumait un barreau de chaise en terrasse. On peut rien dire, il est en terrasse.
On dînait au calme et je me disais que quelle que soit l'occasion, 3 mères ensemble ne savent parler que de ça. De leurs rejetons. Mais à travers ce babillage anodin et vaguement ennuyeux pour toute oreille extérieure, on sent tout, en fait. Les enfants comme révélateur d'humeur. Faudra que j'en parle à Madame Freud.
En rentrant, le taxi a été bloqué à la sortie de l'Ile de la Jatte par toutes les voitures en warning pour suivre le feu d'artifice de Levallois. Atmosphère légère et joyeuse. Petits enfants sur les épaules de leurs papa et le taxi qui se fraie un chemin en rigolant.

Oui, c'est vrai, le 14 juillet n'est pas tout à fait un jour férié comme les autres.


Crédit Photo : right in the middle of the Brooklyn Bridge. May 09 . Overlooking the City from a distance. J'adore cette robe.

Dans Goomba ya des fruits

Introducing Goomba. Toujours selon Wikipedia, et toujours pour essayer de comprendre la joie de Maître Martin devant ce Monsieur Patate à l'air mal réveillé..

"Les Goombas sont orange ou d'un jaune brunâtre et ressemblent à des champignons sur pattes, avec des sourcils touffus et parfois des crocs. Ils sont bleus ou gris dans les endroits sombres et bruns foncé dans les zones nocturnes. Pour cette dernière couleur, le choix de la teinte provient probablement du besoin de montrer l'absence de luminosité tout en prenant en compte la palette de couleurs limitée.

Les Goombas blessent Mario s'ils le touchent depuis le côté ou (plus rarement) en lui tombant dessus. Cependant, ils peuvent être facilement tués si Mario leur saute ou leur tombe dessus. Ils sont généralement les ennemis les plus faibles dans les jeux Mario ; leur seul attaque consiste à marcher lentement vers le joueur et ils peuvent le plus souvent être battus en un coup. Dans les jeux vidéo de rôle Mario, ils sont de faibles ennemis trouvés au début du jeu, mais des versions plus fortes apparaissent par la suite."


Maintenant, vous aussi vous savez. Fascinant, non ?


Crédit : Maître Martin

PS : le titre de ce post fait référence à une pub des années 70 que je suis ravie de vous remettre dans la tête !

lundi 13 juillet 2009

Voyage en train

Après le voyage en voiture, le voyage en train.

Je ne suis jamais seule dans le train. J'ai Voici et Elle et un roman. Par exemple, Stephenie Meyer ou Claudie Gallay. Ou Alexandre Dumas. En Français ou en Anglais. Peu importe. Tant que l'amour est impossible et les murs trop hauts. Tant qu'il reste une once d'une larme d'espoir que les lèvres se rejoignent et les cœurs s'embrasent. La naissance d'un sentiment, les contrariétés et le feu d'artifice final.

Enroulée sur ma place. Petits Beurres et chocolat noir à portée de main. Une bouteille d'eau aussi. Et un pull autour du cou ou sur les jambes.

Et des heures et des heures devant moi. Dans ma bulle, indifférente à ceux qui m'entourent, plongée dans mon bouquin.

Pardon, d'abord, le magazine.

Voici, ça craint. Mon quotient hype en prend un coup. Alternatives Economiques aurait été tellement plus classe. Peut-être que j'aurais éveillé l'attention de mon voisin, l'intérêt de ma voisine ? Entamé une conversation à bâtons rompus sur la philosophie, l'art et la manière ? Rencontré une personne formidable, une globe trotteuse, une femme de tête, une future amie, ou un futur boss ?

Ben non, halte à l'escalade. Mon esprit aussi a besoin de platitude, de bassesse et de facilité.

Y céder dans le train n'est qu'une demi-abdication. Ca compte pas, c'est comme sur la plage. Honnêtement, je ne sais pas trop pourquoi j'aime ça. Je ne ressens pas de plaisir mauvais à voir les filles pas si canons en maillots et les stars à bedaine. Au fond de moi je m'en contrefiche de savoir que Heidi Klum va au parc avec ses enfants.

Et pourtant.

Je n'y résiste pas.

Ensuite, le livre. Les première pages, l'eau est souvent trop froide ou l'odeur trop forte. Il faut que je m'habitue au rythme du récit, à la virtuosité de l'auteur. Parfois le style est réduit à sa plus simple expression ou bien enfile les aphorismes faciles, les tournures à la mode ou trop maniérées. Parfois c'est un peu long, il faut que je m'accroche, que je croque un carré de chocolat posé sur un petit-beurre ou que je change de position. Que j'abandonne toute résistance. Et puis, petit à petit, je deviens un caramel qui fond à la chaleur du récit et qui disparait dans l'histoire. Je suis happée et je ne lèverai plus les yeux.

10 minutes avant d'arriver, il faut que je m'ébroue. Que j'ouvre le rideau devant mes yeux et que je corne le coin de la page. Que je reprenne contact avec la réalité. 10 minutes pour faire mes adieux temporaires aux héros, mettre en pause la tension du récit, me remettre en tête mon quotidien immédiat. Enfiler mes chaussures, boire un peu d'eau, me frotter les yeux SANS ruiner mon mascara, bailler, regarder s'il fait beau dehors (ah oui au fait, il fait beau ou pas ?), me réjouir de ceux que je vais retrouver, de la journée qui m'attend. Vérifier mon mobile, et puis 12 fois que je n'oublie rien. La moitié de mon cerveau est resté page 412. Il faut que je la récupère.

L'autre jour, j'ai répété l'expérience avec les enfants. Sont pas mes enfants pour rien. Tous les 4 immergés dans nos livres. On n'a pas vu passer les 4 heures de Corail entre Bordeaux et Nantes. Pour la convivialité, on repassera. Mais on a fait bon voyage…

PS : Ecoutez « Place 54 » de Hocus Pocus et leur vision du voyage en train. C'est du Hip Hop trop bien.

PS2 : La photo vient de Life.

PS3 : Stephenie Meyer a écrit la suite des 4 romans de Twilight – les aventures romantico-haletantes de Bella la mortelle et Edward le vampire. Ne dites pas que vous ne le saviez pas.

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