lundi 3 mars 2014

La revanche de Soeur Blanche




Etudiante, je n'avais qu'un très lointain rapport avec la mode.

(Adolescente, j'étais passée par une période dite-Lucie Aubrac, soit "coque sur la tête - longue jupe plissée marine - godillots portés avec des socquettes et grand pardessus volé à mon père, mais hormis cette fulgurante modesque je m'en tenais depuis toujours à un look transparent fort éloigné de celui des Parisiennes que je voyais tous les mois dans 20 ans, mon magazine)

Sans doute influencée par mon arrondissement d'adoption, le 16ème  cossu et comme fossilisé dans un océan de chintz, je suis alors tombée en amour d'une panoplie qui m'a tôt value le surnom de "Soeur Blanche".
Sans doute aussi car ma première adresse était celle d'un foyer de religieuses dont une grand-tante m'avait ouvert les portes au grand soulagement de parents rassurés de ne pas me voir tomber ainsi dans les mille et une tentations d'une capitale omnivore,
Probablement aussi grâce à mon teint diaphane réfractaire à tout bronzage malgré mes incantations répétées au soleil
Mais d'abord parce que j'ai découvert avec ravissement le Liberty, les jeans blancs droits et les mocassins, les pulls Benetton à col rond, et best of the  best de mon Panthéon personnel : le vichy bleu façon pensionnat de jeune fille.

So Punk.
Hilarité de ma bande de copines.
Incompréhension totale.


(Et pourtant je vous assure que ça faisait son petit effet sur le campus de Floride où nous avons terminé nos études)



Hier, Phoebe Philo m'a adressé un message personnel qui m'est allé droit au coeur.

"Oui, Véronique, en 1992, tu avais tout compris. 
Le vichy bleu c'est sensass. 
Tu as le droit de tirer la langue 
à Sybille, Caroline et Sophie 
qui n'ont rien compris"



Et ce n'est pas le Daily Elle qui me donnera tort, lui qui adoube cette silhouette de robe vichy et grand pull marine, pas tombé au fond de la piscine.

Na.




vendredi 28 février 2014

Ceci n'est pas un chariot de courses




Ceci n'est pas un innocent accessoire de ravitaillement domestique,
C'est un accessoire de sport.
Du genre vicieux

Grâce à Géant et ses promotions "2 acheté, 2 gratuit"sur les packs d'eau, les bidons de lessive et les rouleaux de papier toilette Lotus Collection Aquatube Lavande
Grâce aux numéros spécial mode des magazines de cette semaine - 350 pages chacun.
Grâce aux roues voilées de ma machine infernale
Grâce à ma fidèle co-pilote, alias Le Scotch, qui a eu envie de s'asseoir dans le siège pour profiter de la vue et mieux repérer avant moi les Kinder
Grâce aux dimensions sochi-esque dudit Géant et de sa galerie commerciale sur deux niveaux
Grâce aux travaux de rénovation du parking, ses chicanes polistil et son sol stable comme celui du Salaire de la Peur
Grâce à l'envie pressante de ma co-pilote aka Mon Ombre, une fois arrivées près de la voiture, impliquant une métamorphose immédiate  alla mexicaine (aussi connue sous le nom de "Speedy Gonzales") pour vider le chariot, remettre le chariot à sa place - loin, sauter dans la voiture et atteindre la maison avant… le drame.

(la suite après le saut)

jeudi 27 février 2014

English vocabulary : Merry-go-round




merry-go-round |ˈmɛri ɡoʊ ˌraʊnd|nouna revolving machine with model horses or other animals on which people ride for amusement.• a large revolving device in a playground, for children to ride on.• continuous cycle of activities or events, esp. when perceived as having no purpose or producing noresult: the football management merry-go-round.

Dans une décapotable, sur la corniche avec du vent dans les cheveux et la journée devant soi pour découvrir les calanques.
S'arrêter dans un petit restaurant de plage avec une canisse qui protège du soleil. Les pieds nus dans le sable et une salade tomates fraîches arrosées d'huile d'olive. Les yeux droits vers la mer qui scintille au loin.
Avant de reprendre la route vers 4 heures une fois le trop chaud de la journée passée, en écoutant Dean Martin très fort pour couvrir le bruit du moteur.
Et d'arriver en début de soirée dans la ville.
Laisser sa voiture devant l'hôtel et monter prendre un bain. Se changer, choisir une jolie robe en soie rouge.
Re-sortir à la nuit tombée et partir rejoindre la fête dans la vieille ville, à pieds le pas léger et l'esprit effervescent.













mercredi 26 février 2014

Et toi, t'es plutôt Stone Sour ou George Strait ?




Information trouvée sur le site de Konbini

Paul Lamere a mené une étude approfondie de centaines de milliers de données d'écoute et de téléchargement en ligne pour trouver qui sont les artistes ou groupes de musiques qui sont significativement plus écoutés dans un état américain que dans les autres et en tiré la carte ci-dessus.
Ce n'est pas la carte des artistes les plus écoutés dans chaque état, entendons-nous bien (Beyonce, Pharell, je pense que vous pouvez dormir sur vos deux oreilles sans frémir), mais les artistes qui sont significativement plus importants dans un état qu'un autre.

(oui, je sais vous êtes des dingos de chiffres et de méthode comme moi et vous allez donc vous précipiter sur son blog pour en savoir plus)

Voilà, voilà
On croit connaitre les Américains à force de les fréquenter tous les soirs sur notre poste de télé, entre tisane et Petits Beurre. On croit être devenus un peu cousins tellement on s'habille pareil, on aime les mêmes films, la même nourriture, les mêmes boissons.

Une carte comme celle là nous rappelle qu'on est très loin du compte et que hormis 2-3 noms d'artistes cités sur cette carte on connait que pouic leurs goûts et leurs habitudes de vie et qu'ils restent un grand mystère, pas autant que les Papous voyez, quoi que. J'attends un "rendez-vous en terre inconnue" dans le Tennessee, ça pourrait valoir son pesant de chicken wings.


En attendant je vous laisse découvrir les Bonobo ( Sweet sweet California) , George Strait (Yihaa Texas), Rick Ross (Go, go Tampa Bay) et Hillsong United (Bible Belt State of Tennessee)




mardi 25 février 2014

Les incontournables domestiques



Un jour, toute maison qui se respecte a eu :



Des brosses à vêtements dont certaines offertes par des entreprises en cadeau de fin d'année.
(plusieurs incongruités se nichent dans cette phrase pour tout lecteur né après 1990)


Un livre qui dévoile le mystère du Rubik's Cube, le casse tête le plus casse tête pour ceux qui n'ont pas lu le livre et le plus inintéressant pour ceux qui ont percé son secret.



Des lampes de poches en état de marche. Dans la cuisine, l'entrée, la chambre. Pour pallier aux inévitables coupures de courant. Parce qu'il y avait des coupure de courant souvent.




Des dizaines de livres alignés dans des bibliothèques en bois (on remarquera la grande logique des choix du propriétaire dans l'exemple ci-dessus)



Des bobines de fil de (vraiment) toutes les couleurs. Des grands pots remplis de boutons. De chutes de tissus. Des papiers cadeaux presque neufs, à peine utilisés une fois et du bolduc.



Des cahiers de la marque Héraklès avec deux accents, un grave et un aigu.



(On pourrait ajouter des pantoufles de toutes tailles, des coupures de journaux conservées précieusement aussi)




lundi 24 février 2014

Un dragon dans mon moteur





Je pourrais vous raconter l'aventure d'une panne de phares sur une 4 voies au beau milieu de nulle part alors qu'une nuit d'encre vient de tomber sur la campagne normande. Vous dire comme ça fait tout drôle de ne plus rien voir sauf dans le rétroviseur des feux jaunes qui se rapprochent drôlement vite alors que le GPS repète en boucle "faites demi-tour", "faites demi-tour" . Tout ça quand 10 minutes avant on était attablés au Mac Do, peinards et repus et qu'on était contents de ne plus avoir que 3 heures de route à faire.

Je pourrais aussi vous avouer quelques minutes d'inconfort réel le temps de trouver le moyen de faire taire cette pimbêche de GPS, de trouver une aire d'arrêt et de réaliser que non, vraiment, les feux ne veulent pas rester allumés plus de 10 secondes avant de rejoindre - en roulant à 50 et warning allumés dans un habitacle tout à coup très silencieux, vers l'abri moral du parking d'un magasin de meubles dont les vitrines encore allumées nous montrent des cuisines d'une tristesse qui les condamnent à ne jamais jamais rejoindre les pages de Pinterest.

(la suite de cette aventure palpitante après le saut)

vendredi 14 février 2014

Ouvre les yeux et regarde









Sehr gut : des travel tips pour partir à Berlin




Batixa : un blog déco dans lequel je poserais bien mes valises 




Sofia Coppola, the ultimate low key perfection sur le Pinterest de Garance Doré




Et la recette (qui tuera votre machine) pour vieillir un t-shirt et lui donner cette touche vintage et douce qui donne envie de se rouler dedans sans attendre 10 ans.

Bon week end !

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